Sixième partie

Il est des voiles qu’on ne peut soulever qu’à demi ; toute piété a sa pudeur. Dans toute vie intérieure fortement conduite, on pressent une part de mystère, d’indéfini, ou tout au moine d’inédit ; la mort donne-t-elle le droit de violer des secrets et d’interrompre des silences où Dieu seul savait lire et se plaisait à lire ? Et puisque, sans nul doute, il eût répugné à la discrète nature de M. Ollé-Laprune de faire étalage de son âme, n’est-ce pas notre premier devoir, on l’espèce, d’accepter l’héritage de cette délicatesse et d’en tenir compte ? Une série de livrets ont été retrouvés dans ses tiroirs, écrits au jour le jour ; ils nous font d’autant mieux connaître son âme qu’il y cherche moins à la faire connaître. Nous ne les entr’ouvrirons que d’une main légère. Rien de commun entre ces carnets et le « journal intime » où les amateurs d’analyse se complaisent trop souvent à amuser leur esprit et à disséquer leur cœur. Ce n’est point en présence de lui-même que se mettait M. Ollé-Laprune durant cos quarts d’heure de recueillement : c’était en présence de Dieu ; et ce n’est point avec lui-même qu’il dialoguait, mais avec Dieu. Plusieurs textes évangéliques reviennent fréquemment à travers ces petits cahiers : Quid vis me facere ?… Christianus, alter Christus… Porro unum est necessarium… Oportet illum regnare… Glorificate et porlate Deum in corpore vestro… Dei adjutores sumus… Suaris Dominus universis.

Ils sont présents à l’âme de M. Ollé-Laprune, alors même qu’il ne les répète point ; ils sont comme le sel de sa pensée, le ferment de son action. L’on pourrait suivre, année par année, jour par jour, à l’aide de ces carnets, le travail presque religieux auquel s’assujettissait cette conscience d’élite à l’origine de toutes ses initiatives, — initiatives de penseur, d’écrivain, d’orateur et d’apôtre ; avant de vivre sa vie devant les hommes, il la mûrissait devant Dieu.

Lorsque la finesse de l’esprit devient l’auxiliaire de la bonté du cœur, je ne sais quel sens des nuances vient perfectionner et parachever la vertu de charité ; il en résulte une délicatesse de conscience, spécialement instructive et aimable chez les méditatifs qui ont le sentiment de vivre sous l’œil de Dieu et qui rendent à Dieu regard pour regard. C’était le cas de M. Ollé-Laprune, et c’est dans cette délicatesse si sûre et si droite qu’il trouvait tout à la fois, suivant les circonstances, la force d’âme nécessaire pour pousser l’aménité jusqu’à la clémence, et la force de vouloir qui suscite les invincibles fermetés. Ses papiers intimes enseignent, en une leçon perpétuelle, la science chrétienne de concerter une résolution, de la discuter avec soi-même, de l’épurer, de l’offrir à Dieu et de l’épuiser. On l’y voit sans cesse en quête du devoir, accessible aux influences et aux avis pendant la période de recherche, prisonnier de lui-même et de Dieu dès qu’il a trouvé ; scrupuleux à connaître la volonté d’En Haut et scrupuleux à la remplir ; mais les premiers scrupules s’attardaient et s’épanchaient en réflexions, en prières, en amicales causeries ; les seconds, au contraire, se condensaient, inflexibles, en une décision prompte et tenace. Les tourments de volonté sont de deux sortes : les uns préparent la détermination, les autres retardent l’action ; M. Ollé-Laprune ne donnait accès qu’aux premiers. De tourments de pensée, au sens qu’un Jouffroy eût attaché à ces mots, on peut croire qu’il n’en eut jamais ; ses papiers intimes n’en conservent aucune trace. Si quelque crise intellectuelle lui fût advenue, qui eût mis en péril sa foi, bien loin de s’en vanter comme d’une explosion d’originalité, il eût considéré cette crise comme une menace de faillite morale : « penser par soi-même », à la façon dont un certain rationalisme entendait cette expression, lui eût fait l’effet de penser contre soi-même: ayant dûment étudié les fondements dosa foi, en ayant constaté la solide valeur, il les maintenait avec jalousie comme la première assise de son esprit ; il voulait aller, avec toute sa pensée intégralement outillée, jusqu’au terme de toute sa pensée intégralement professée ; ainsi comprenait-il le travail philosophique et la jouissance philosophique ; et cette disposition d’âme ne lui apparaissait pas seulement comme « un trait de caractère personnel, mais comme la vertu suprême du philosophe1 ».

L’intelligence, chez lui, était toujours sereine, et la conscience toujours éveillée, toujours aiguisée. Vous entrevoyez, derrière cette page de prière ou de débats avec lui-même, une incertitude, une oscillation ; est-ce une lutte de la volonté contre une défaillance menaçante ? Nullement, le but final de l’action demeure toujours clair et stable ; c’est au sujet des meilleurs moyens à prendre pour approcher de ce but que des doutes s’élèvent et qu’un conflit s’engage, conflit d’arguments et conflit de scrupules. Mais Dieu est là, tout proche, pacificateur de cette âme naturellement pacifique, et les doutes s’affaissent, et le conflit s’apaise.

Je passerai celle journée dans le recueillement, écrit-il un matin ; je reverrai ce discours sous vos yeux, ô mon Maître ; je le prononcerai ce soir pour vous, et, s’il parait accueilli avec faveur, vous me défendrez contre la vanité, ce venin corrupteur de tout bien…

Inscrivons ces lignes dans notre souvenir, comme préface aux divers discours qui composent ce livre ; et contemplant alors dans chacun de ces discours l’expiration d’une prière, nous serons des auditeurs moins indignes de l’orateur.

Aujourd’hui, saint Jérôme, docteur, écrit-il une autre fois. Je veux l’implorer tout spécialement. J’ai à enseigner. Que ma vie soit toujours d’accord avec ma foi : Coepit facere et docere.

Quel honneur d’avoir à enseigner ! Enseigner. Exercer une action sur les esprits, sur les âmes. Communiquer la vérité. Que je le fasse avec respect, avec amour pour la vérité et pour les âmes. Je vous le demande, à mon Dieu, par l’intercession du docteur dont nous célébrons aujourd’hui la fête.

O Jésus, ô Maître divin, enseignez-moi à enseigner.

Ainsi méditait-il, avant de former les jeunes esprits à la méditation ; et face à face avec lui-même, il renouvelait son don personnel à la Vérité, avant de demander à d’autres, à ceux dont il voulait faire ses disciples, une pareille donation. Et comment n’eût-il pas été éloquent, d’une éloquence débordante de vie, lorsqu’il abordait un auditoire après avoir jeté sur des calepins intimes ces phrases brûlantes qui semblent d’un hymne :

O mon Dieu, je vois d’ici le soleil qui commence à illuminer les cimes des montagnes. J’en aperçois une surtout qui est déjà toute brillante. Les montagnes moins élevées se revêtent d’une teinte bleuâtre, légère vapeur lumineuse, qui annonce que le soleil va bientôt les atteindre le bas des montagnes, dans cette gorge étroite, est encore dans l’ombre. Ce spectacle est beau. Et c’est pour moi l’image de votre grâce, ô mon Dieu.

Omne datum optimum et omne donum perfectum desursum est, descendens a Patre luminum, apud quem non est transmittatio nec vicissitudinis obumbratio.

Desursum. Entends-tu, mon âme ? Desursum. Ne cherchons pas en bas, dans ce qui est purement de l’homme, les principes qui doivent être notre lumière.

Desursum, descendens a Patre luminum. Eclairez-moi, à Père des lumières, illuminez mon intelligence, pénétrez jusque dans les replis les plus intimes de mon être. Que je me connaisse faible, misérable, impuissant, mais semblable à vous par la faculté de connaître et d’aimer, racheté du sang de Jésus-Christ, animé de votre Esprit vivifiant. Que je vous connaisse, ô mon Dieu, si grand, si bon ; mon Créateur, mon Rédempteur, mon Sanctificateur : le Saint des Saints. Omne datum optimum… desursum est, descendens a Patre luminum.

Il s’en allait alors, là où il était attendu, parler comme il avait écrit, d’une âme débordante ; les « paroles qu’il tirait du fond de la poitrine avaient un éclat contenu et comme un tressaillement sonore d’émotion discrète2 » ; il réchauffait par cet éclat, communiquait cette émotion, et puis rentrait à son foyer, sanctuaire digne de son âme. Au lendemain de pareils essors, se pressaient sous sa plume, avec une instance qui n’acceptait ni trêve ni merci, une série de plans de travaux éventuels, convergeant tous vers une même fin, la fin souveraine ; témoin ce fragment, recueilli dans l’un de ses cartons, et qui semble dater de la fin de sa vie :

Il y aurait à étudier :

L’enseignement de la philosophie, le rôle de la philosophie dans noire société moderne.

Science et religion.

Philosophie.

Ce que M. Georges Picot, dans son discours d’Amiens, a appelé « les Mœurs de la liberté ».

Je voudrais étudier « l’apprentissage de la liberté » intellectuelle et politique.

Montalembert.

Etude sur les nouveautés des lettres à Lucilius.

Etude sur saint Léon le Grand.

Et encore, en un outre de ses feuillets :

Puisque je ne pourrai pas me reposer l’année scolaire prochaine 1897-1898, il faut penser au cours que je pourrai faire. Pourquoi pas une sorte de résumé des principes de ma philosophie : idées directrices, esprit, méthode, résultats, en métaphysique, en psychologie, en logique, en morale, en théodicée : ce que l’on peut considérer comme acquis, et puis les hypothèses, et les soupçons, et les désirs… Les points fixes, l’évolution.

M. Ollé-Laprune commença ce cours en novembre 1897, cours synthétique, effort d’un esprit qui voulait se ramasser sur lui-même pour s’élever ensuite plus haut encore. Il faisait, en présence de son jeune auditoire, une sorte de condensation philosophique, un sommaire de tout ce qu’il y avait de plus intime en sa pensée. Et, précisément à cette date, l’Académie des sciences morales l’appelait au milieu d’elle, comme philosophe. Cette élection ne lui fit point l’effet d’une récompense, mais, si l’on peut ainsi dire, d’une conquête ; l’Institut pour lui n’était point une retraite, mais une étape. S’il eût accepté de n’être qu’un moraliste, il aurait pu, depuis longtemps, franchir la porte de la section de morale : au nom même de sa foi, il avait prétendu être philosophe avec toute sa foi ; c’est dans la section de philosophie qu’il voulait, tel quel, être introduit ; il se réjouit de son élection comme d’une leçon pour ceux qui déniaient à un chrétien la possibilité d’être philosophe. Et de ce succès, d’autant plus précieux qu’il fut plus disputé, lui-même ne triompha point ; mais il voulait que sa foi en triomphât. Trois lignes, trouvées dans son tiroir, écrites le jour même de son élection, nous montrent avec quels sentiments il accueillit cette victoire tardive de sa doctrine philosophique :

Dieu soit loué :

Et que cela serve à faire sanctifier son nom, à promouvoir son règne, à accomplir et faire accomplir sa sainte volonté.

Son succès devant les hommes n’avait de prix à ses yeux qu’autant qu’il pouvait être interprété comme un succès du christianisme.

Découvertes par les siens, peu de semaines après, sur un modeste morceau de papier, ces fortes et belles paroles brillèrent, devant leurs yeux mouillés de larmes, comme une sorte de Nunc dimittis. Le Seigneur, dans l’intervalle, avait renvoyé son serviteur : M. Ollé-Laprune avait à peine survécu à un honneur qui était en quelque mesure une réparation. Il avait écrit, autrefois, sur l’un de ses carnets intimes : « Que le Maître me trouve prêt à paraître devant lui, comme il voudra, quand il voudra ! » La mort, en février 1898, le saisit à peu près soudainement ; cette aspiration résignée fut pleinement exaucée. Jaloux de suivre le Christ dans le sacrifice comme il l’avait suivi dans l’action, il fit son sacrifice : le mot est de lui, et c’est l’un des derniers qu’il ait prononcés. Sur ses lèvres déjà pâlies, des demi-phrases survinrent, toutes pleines de pensées et toutes pleines de foi ; et, jointes au spectacle qu’il donnait, elles étaient comme une philosophie vivante de l’immolation. Ayant toujours rêvé et voulu que tous les battements de son cœur fussent profitables à Dieu et aux hommes, il voulut que l’arrêt même de son cœur fût de quelque prix pour le salut d’autrui, et ce qu’il voulut, il l’obtint. Il offrit à Dieu sa douleur, la douleur des siens, lui laissant le soin souverain d’appliquer les mérites de l’offrande ; et Dieu les appliqua. Il avait admiré, sur l’un des livrets auxquels il confiait le meilleur de son âme, cette phrase d’Amiel : « La mort elle-même peut devenir un consentement, donc un acte moral. » Sa mort, à lui, fut mieux qu’un acte moral, elle fut un acte de religion. C’est en sage du christianisme qu’il expira.

Georges GOYAU.

NOTES  

1Maurice Blondel, Léon Ollé-Laprune, p. 21.

2Blondel, Léon Ollé-Laprune, p. 14.

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Autour du Catholicisme Social, par M. Georges Goyau. Article écrit pour le Bulletin de la Conférence Hello de juillet 1897.

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Attention et courage. Articles du Patriote des Pyrénées des 20, 21 et 22 octobre 1897, reproduits dans la Réforme sociale du 16 novembre 1897, et réunis en brochure, Pau, Broise, 1897.

ÉTIENNE VACHEROT (1809-1897). I vol. in-16 de viii-104 pages. Paris, Perrin, 1898. 2e édition, 1898. (Les parties essentielles de cette Notice ont été lues le 8 janvier 1898 à l’Assemblée générale annuelle de l’Association amicale des anciens élèves de l’École Normale Supérieure, et publiées dans l’Annuaire de l’Association ; sous sa forme actuelle, c’est-à-dire complétée par des notes déjà jetées sur le papier en vue de la Notice pour l’Institut, cette étude a été publiée une première fois par la Quinzaine du 1er avril 1898, comme œuvre posthume.)

THÉODORE JOUFFROV. 1 vol. in-16 de xii-234 pages. Paris, Perrin, 1899. (Cet ouvrage a d’abord paru en articles dans la Quinzaine des 16 juin, 1er septembre, 1er et 16 octobre 1898.)