Introduction

PHILOSOPHES ET PENSEURS

Léon Ollé-Laprune

L’Homme et le Penseur

George FONSEGRIVE

PARIS

LIBRAIRIE BLOUD & Cie

Introduction I. L’homme II. Le penseur

LÉON OLLÉ-LAPRUNE

« La destinée de l’homme est, non pas d’être savant, mais d’être bon. Quand un homme saurait tout ce qu’il est possible de savoir, quand à la connaissance du passé il ajouterait les inventions de son génie, quand par là il se rendrait maître de la nature, s’il n’est pas bon, sa destinée est manquée. Il n’est pas dans l’ordre1. » Mais, d’autre part, « il faut bien agir… Ayez tous les savoirs, le savoir-vivre et le savoir-faire, dans la bonne acception du mot, et puis le savoir proprement dit, le savoir pur, celui que nous nommons sagesse, σοφία… La science suprême, ou plutôt la contemplation, ou sagesse proprement dite : c’est la connaissance des choses éternelles et immuables, la science de l’être en tant qu’être, science du divin, divine elle-même ; et en même temps convenant parfaitement à l’homme, puisqu’elle est l’acte le plus élevé, le plus plein, le plus achevé, le meilleur, l’action tout intérieure, mais merveilleusement puissante de l’intelligence, dégagée de tout le reste, affranchie de tout lien étranger, sans regard pour les choses inférieures, fixée en elle-même, action vive, énergique, et repos délicieux, vue sans labeur, intuition sans effort, possession sans langueur du suprême objet, union, commerce intime, contact de l’intelligence et de l’intelligible, toute lumière, toute vie, toute joie. C’est là le terme dernier des aspirations de l’homme2. » Ainsi la perfection de l’homme est dans la bonté, et il ne sert de rien à l’homme d’être savant s’il n’est bon, mais la plus haute bonté et la souveraine perfection se trouve dans l’homme qui est à la fois savant et bon, dont la science est supérieure et tourne en bonté. Un tel homme est vraiment complet et par les puissances intellectuelles et par les fécondités de l’action. Il mérite le nom de sage. On le verra par ces pages imparfaites et brèves, M. Ollé-Laprune a rempli vraiment cette idéal qu’il traçait il eut à la fois la bonté et la science de la vie.

Introduction I. L’homme II. Le penseur