1874: Mon cher maître

This is an 1874 letter from Léon Ollé-Laprune to an unnamed former teacher, requesting assistance for his young friend and budding historian, Charles Normand.

The precise outcome of this request is unknown. However, Charles Normand did indeed become a successful historian at the Ecole des Beaux Arts and a noted archaeologist.

Read more about Charles Normand:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Normand_(historien) (Wikipedia.fr)

Paris, le 14 mars 1874

Mon cher maître,

Voulez-vous bien me permettre d’invoquer le souvenir de l’affectueux intérêt que vous me témoigniez quand j’étais votre élève au Lycée Bonaparte, pour vous demander maintenant un service ? Ce n’est pas de moi qu’il s’agit, c’est un jeune homme que j’estime beaucoup et à qui je m’intéresse vivement : ce que vous ferez pour lui, mon cher maître, je le regarderai comme fait à moi-même, et je vous en aurai une profonde reconnaissance.

M. Charles Normand, ancien élève du Lycée de Versailles et lauréat du Concours général, actuellement professeur d’histoire au Collège de Blaye, prépare courageusement son agrégation. Il n’a guère de ressources pour travailler dans une ville dont la Bibliothèque est peu riche ; mais son ardeur ne diminue point, malgrè cela, et il poursuit vaillamment ses études. Voulant lui venir en aide, je l’ai engagé à m’envoyer quelques-uns de ses travaux, afin que cela me permet de luis donner quelques conseils; mais, si j’ai toujours en pour l’histoire un goût fort vif, je n’en ai pas fait une étude particulière: aussi ne suis-je pas un juge compétent.

D’ailleurs je ne sais pas bien ce que l’on exige au Concours de l’Agrégation.

Vous, mon cher maître, qui avez présidé ce concours, quel service ne pourriez-vous pas rendre à mon jeune protégé, si vous consentiez à lire une de ses compositions ! Sur d’avance de votre extrème obligeance, je prends la liberté de joindre à cette lettre un travail de M. Normand surune question d’Histoire Romaine : La lutte des Patriciens et des Plébeiens.

J’ai essayé inutilement de vous voir, mon cher maître. J’espère être plus heureux une autre fois. En attendant, je vous prie de croire à toute mon reconnaissance pour le service que vous voudrez bien me rendre, et je vous offre, mon cher maître, l’expression bien sincère de ma respectueuse affection.

Léon Ollé-Laprune

English translation

Paris, 14 March, 1874

My dear master,

Would you allow me to invoke the memory of the affectionate interest you showed me when I was your student at the Lycee Bonaparte, to now request a favour? It’s not for me, but for a young man whom I greatly esteem and in whom I am deeply interested: what you would do for him, my dear master, I will regard it as done for me, and I will be deeply grateful.

Mr. Charles Normand, a former student at the Lycée de Versailles and winner of the General Concours, now a history teacher at the Collège de Blaye, is courageously preparing for his aggregation. He has few resources to work in a city whose library is not very rich; but despite this his ardour remains undiminished, and he has valiantly pursued his studies. Desiring to assit him, I asked him to send me some of his writings, so that I could offer him some advice; but, while I still have a very lively taste for history, I have not made a particular study of it: therefore I am not a competent judge.

Besides, I don’t really know what is required at the Concours de l’Agrégation.

You, my dear master, who have presided over this concours, what a service could you not render to my young protege, if you consent to read one of his compositions! Certain in advance of your extreme kindness, I take the liberty of attaching one of M. Normand’s essays on a question of Roman History to this letter: The battle between the Patricians and the Plebeians.

I tried in vain to see you, my dear master. I hope to have more luck another time. In the meantime, please accept my gratitude for the service you will be good enough to render me, and I offer you, my dear master, the most sincere expression of my respectful affection.

Léon Ollé-Laprune